Extinction : Le principe d’humanité revisité

Entre empathie et incompréhension, Netflix nous offre une leçon d’humanité avec le troublant Extinction.

extinction_netflix

Tout d’abord, je tiens à commencer cet article en précisant qu’Extinction, même s’il était déjà prévu pour être diffusé sur Netflix, n’est pas une de leur production originale. Le film à été entièrement produit par Universal Studio avant d’être finalement annulé sans raison un mois avant sa sortie cinéma. Netflix sautant sur l’occasion pour récupérer les droits. On peut donc d’office oublier tout lien avec Cloverfield, malgré un style qui se rapproche.

Synopsis

Un père hanté par l’idée de perdre sa famille voit son pire cauchemar se réaliser quand une puissance destructrice venue d’une autre planète débarque sur Terre. Alors qu’il lutte pour leur survie, il se découvre une force inconnue pour protéger sa famille du danger.

Un suspens haletant 

Extinction commence en douceur, laissant le temps d’apprendre à connaître les différents personnages. On se doute évidemment que les cauchemars de Peter (Michael Pena) ont un côté prémonitoire. Au vu des derniers films Netflix, j’avoue au début avoir eu peur que toute l’histoire se concentre sur ces mauvais rêves, en terminant sur une fin encore bâclée laissant trop libre court à notre imagination. Sauf que je le rappel, il ne s’agit pas d’une production made in Netflix. C’est donc tout naturellement que notre héros avance dans sa quête intérieur de incompréhension.

Qui sont ces personnes qui attaquent la Terre ? Que veulent-il ? D’où viennent les cauchemars ? il faut attendre plus de la moitié du film avant de découvrir ce qui se trame réellement, et c’est une bonne chose. l’intrigue ainsi que la mise en scène sont une réussite. Je ne comprends pas ce qui a pu pousser Universal à annuler la sortie au cinéma. La musique et les scènes d’invasion seraient pourtant parfaites sur grand écran.

Attention: Spoiler ambiants détéctés dans le reste de l'article 
extinction.jpg

Humanité ou Divinité ?

Extinction nous propose une vision intéressante du terme Humanité. Qu’est ce qui nous rend humains ? Brièvement comme ça, je dirais qu’il nous faut évidemment un corps anatomiquement unique. Des organes, de la chair et même du sang. N’oublions pas les sentiments, l’humain faisant parti des quelques êtres vivants de la planète à montrer clairement des sentiments ainsi que de l’empathie pour d’autres êtres vivants.

De l’empathie justement. En avançant vers la fin d’Extinction, nous apprenons que les premiers synthétiques ont fait ce pourquoi ils ont été créés, travaillés, au point qu’il n’y en a plus assez pour tout le monde. Ce qui ne plaît pas à la majeure partie des humains. Ces derniers manifestants de plus en plus violemment contre les synthétiques qui sont accusé de voler le travail des humains. Ce qui devait arriver arriva. La destruction définitive des androïdes est déclarée, ce qui entraîne une guerre entre les créateurs et leurs créations. Ces derniers ayant justement été créés avec tout ce qu’il faut pour interpréter des sentiments, ils tiennent à leurs vies et lance donc des représailles qui poussent les humains à fuir sur Mars puis décide de se faire un lavage de cerveau afin d’oublier toutes les horreurs qu’ils ont pu voir.

Extinction-Banniere-800x445.jpg

50 ans plus tard, les humains veulent récupérer la planète de leurs ancêtres. Clairement, il ne faut pas oublier qu’après autant de temps, les envahisseurs étant de jeunes humains tous naît sur Mars, c’est difficile de considérer que des personnes qui n’ont jamais mis un pied à un endroit puisse déclarer que cette planète leur appartient.

D’autant plus que tout est fait pour que l’on voie les synthétiques plus humains que les vrais. La façon dont sont habillés les envahisseurs, ainsi que le bruit d’insectes qui les accompagnent lorsqu’ils attaquent en groupe les fait passer pour de vrais ennemis, alors qu’ils sont pourtant de vrais humains qui souhaitent simplement récupérer leur planète.

Le plan de fin est magnifique puisqu’il se termine sur de verdoyantes collines entièrement peuplé d’arbre. Après plus d’une heure de scène de guerre contre les humains, on ne peut que se dire que 50 ans sans eux n’a pu faire que du bien à notre bonne vielle Terre.

Honnêtement, je suis content qu’il ne s’agisse pas d’une production originale Netflix car la plateforme nous propose enfin un film récent avec une vraie fin. D’ailleurs à ce sujet, je vous invite à lire l’article sur How it Ends.

Pourtant, l’on pourrait aisément faire le parralèle avec une autre production récente signé Netflix, Zoé. Il est facile de faire le lien entre ces deux long-métrage, qui n’ont pourtant de commun que cette unique thématique des robots humanifiés. Dans tout les cas, je suis persuadés que l’ère des films sur les robots réaliste ne fait que commencer.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :