La Pop-Culture et les femmes

Pour célébrer cette première journée nationale de lutte contre le sexisme, faisons un état des lieux du rapport conflictuel entre la pop-culture et les femmes.

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Ce matin en ouvrant Twitter, je découvre en TT le hashtag #EnsembleContreLeSexisme  Le gouvernement ayant pris la sage décision de faire de la lutte contre le sexisme, une affaire de priorité, ce 25 Janvier 2018 est la journée nationale de lutte contre le sexisme. Une très bonne initiative, mais qui, j’ai l’impression, n’a pas été assez mise en avant.

Cette journée tombe à pic ! Vous l’aurez remarqué, il n’y a pas eu d’article depuis une semaine par manque de temps et un peu d’idées aussi. Je me laisse donc inspiré par un article a tendance féministe qui serait de toute manière arrivé a un moment où un autre sur le blog. Qu’en est il du sexisme dans la pop-culture ?

Un scénario loin d’être à toutes épreuves

Depuis plusieurs mois, les actrices se libèrent d’un poids « grâce » à l’affaire Weinstein. #BalanceTonPorc et #MeToo en tête de liste, ceux que l’on pensait tous implicitement éclate au grand jour ! Le septième art est gangrené par des producteurs sexistes qui osent tout. Mais qu’en est il de l’image de la femme au cinéma ?

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Historiquement, on trouve peu de rôle principaux faisant de la femme ce qu’elle est : une personne forte, libre et indépendante. Au contraire, on la retrouve généralement en nunuche amoureuse dans une comédie romantique. Et quand enfin elle obtient un rôle badass, alors elle est forcément sexy. Mise a part Sigourney Weaver qui colle parfaitement à son rôle dans Alien, est ce qu’Uma Thurman a besoin d’une combinaison aussi moulante pour se battre au sabre dans Kill Bill quand un samouraï se bat avec une tenue très large ? Halle Berry à t’elle besoin d’être aussi peu vêtu pour jouer Catwoman quand les chats sont recouverts d’un manteau de poils ?

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Heureusement, la tendance à l’air de s’inverser. À l’image d’une Katniss Everdeen intrépide et sans pouvoir surnaturels dans Hunger Games, ou pour coller plus à la non-fiction, d’une Nola Darling qui sait garder la tête haute et refuse de se se faire dicter des choix, voir même des détenues d’Orange Is The New Black qui à son lot de femmes au caractères bien trempés. N’oublions pas non plus les princesses Disney qui n’attendent plus après le prince charmant, comme Rebelle ou Vaïana.

Et dans tout ça, il y a Wonder Woman, le personnage à souvent fait débat, tantôt considéré comme une icône féministe, d’autre voient d’un mauvais œil ce personnage féminin qui se bat en culotte et avec un lasso. Le film de 2017 est tout de même une avancée majeure puisque la déesse Amazone est en tête du box-office avec un film à gros budget, et qui en plus s’est réalisé par une femme alors que seulement 7% des réalisateurs d’Hollywood sont des réalisatrices

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Du milkshake et des crayons

Pour continuer avec d’autres Wonder Woman, le sexisme dans la pop-culture ne s’arrête pas au cinéma. L’été 2017 à été marqué par le #MakeMineMilkshake L’affaire est parti d’un simple selfie posté par l’éditrice des Comics Star Wars, Heather Antos en compagnie d’autres collègues du même sexe. Elle se sont aussi tôt fait traitées de « Fake Geek Girls » qui n’auraient rien à faire dans le monde des comics, recevant énormément de messages privés et commentaires misogynes et insultants.

Bah oui, c’est bien connu, les aventures de super-héros, doivent être pensées par et pour des garçons et les filles n’ont qu’à retourner jouer aux Barbies. Trêve de sarcasme, de nombreux artistes, les maisons d’édition, mais aussi une grande partie de la communauté Marvel à réagis en prenant leur défense, dénonçant les vrais « Fake Geek » qui ne savent pas reconnaître le travail d’un artiste à sa juste valeur

Au-delà des artistes, les personnages féminins ne sont pas souvent représentés positivement dans les comics. Dans Justice League ou Kick-Ass le viol est représenté librement, et leurs auteurs le défende en considérant que c’est une simple attaque, au même titre qu’un coup de couteau. L’hyper-sexualisation est également mise en avant , avec des corps aux proportions déformés, et dont la tenue vestimentaire ainsi que les poses sont les plus sensuels possibles.

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Finalement, depuis leurs arrivés dans les années 30, et même encore aujourd’hui, rare sont les comics à offrir un personnage féminin non vulgaire et les artistes ont encore du mal à se faire accepter

Et les jeux vidéos dans tout ça ?

IRL, selon le Washington Post, 36% des joueurs de moins de 18 ans, sont des filles, contre seulement 17% de garçons, au total, elles représenteraient 48% des joueurs de jeux vidéo. 1 gamer sur 2 étant une femme, l’on peut s’attendre à ce que cette industrie soit en première ligne dans la lutte contre le sexisme. Qu’en est-il dans la réalité ?

Les jeux vidéo ont souvent été pensés pour les jeunes garçons, avec des héros masculins capables de tout braver, même les personnages non-humain comme Sonic ou Pac-Man renvoient une image masculine. Il y a tout de même eu une icône qui est arrivée la première, Lara Croft, malheureusement à ses débuts, malgré le fait que l’on puisse enfin incarner une héroïne vraiment badass, c’est avant tout son côté sexy qui est mise en avant.

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La plupart du temps, on ne peut pas choisir entre un personnage masculin ou féminin, et quand c’est le cas, comme dans les mmo, les avatars de femmes sont, comme c’était déjà le cas dans les comics, très sexualisé.

Les esprits commencent à changer et l’on retrouve des duos ou la fille n’est pas relégué au rôle de simple personnage féminin mis là pour remplir le quota. Elie dans The last of Us ou Clémentine de The Walking Dead nous dévoilent un charisme courageux.

Et puis il y a ceux qui nous offre un réel progrès en matière de jeux vidéos non misogyne. Les dernières aventures de Tomb Raider nous offrent une Lara jeune, moins sexualisée, plus humanisée avec un vrai look d’aventurière. Les Final Fantasy ont également leurs lots de femmes fortes capables de se démarquées des avatars masculins, comme Aerith ou Yuna. Plus récemment, nous avons Aloy d’Horizon Zero Dawn qui se différencie vraiment en tant que guerrière solitaire ayant bien la tête sur les épaules et surpassant les mecs dans les combats face à des machines redoutables.

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Malgré tous ces efforts, il y a toujours les irréductibles jeux de combats comme Dead or Alive qui ne peuvent s’empêcher de ne montrer qu‘un lot de pixels en bikinis.

La France se positionne tout de même en fervent défenseur de l’image positive de la femme dans le monde du jeu vidéo en intégrant un dispositif spécial dans la loi numérique sous forme d’aide financière aux studios les plus respectueux, ou encore de bourse d’études pour l’accès aux métiers du jeu vidéo

Finalement, la lutte contre le sexisme, que ce soit dans la pop-culure ou en général, est  une lutte de tout les jours qui à encore des progrès à faire pour être ancré dans toutes les têtes, mais l’on voit heureusement des changements arrivés.

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