Godless : la conquête du western made in Netflix

Netflix a misé gros avec une nouvelle mini-série de type western. Un format et une catégorie qui n’ont pas toujours la cote, et pourtant  Godless est une claque visuelle au potentiel mal exploité

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John Wayne, Clint Eastwood et Sergio Leone ayant marqué mon enfance, je ne pouvais pas passer à côté d’un western produit sous l’œil bienveillant de Netflix. C’est donc avec joie et d’une traite que je me suis colt-inné (oui fallait que je la fasse) ces 7 heures de Far West où cow boy, bandidos et indiens s’entremêlent

Godless, le western réinventé

Une grande plaine, une voie ferré qui passe entre deux collines (une scène d intro qui me fait agréablement pensé à l’une des missions du jeu Gun), des cow-boys portants fièrement leurs chapeaux sur la tête et un homme pendu, pas de doute, ce western à la sauce Netflix devrait être splendide, avec un détail intéressant si j’en crois le trailer, les femmes y auront la part belle, Hollywood nous ayant déjà pondu Bandidas, espérons que ce soit moins cliché.

Le générique arrive et là je pense immédiatement à une autre série qui se déroule presque à la même époque : Frontier. Tout ça présume de bonnes choses.

Deux scènes plus loin, nous avons droit à un remake des 7 mercenaires, qui pourrait être soit des chasseurs de primes, soit une bande de bandit. Dans les deux cas, on sait immédiatement que nous les reverrons régulièrement tout au long de la série.
On remarquera une belle référence pour le marshal, nommé John Cook, du nom d’un célèbre militant pour l abolition de l esclavage, pendu après un raid raté contre l’arsenal d’Harpers Ferry, il était aussi instituteur et sa première rencontre, c’est justement avec une institutrice.
C’est a une ville profondément meurtrie qu’on a à faire, dénommé La Belle, dont quasiment tous les hommes sont mort dans un coup de grisou.

Un Western féminin, c’est possible ?

C’est au deuxième épisode que je comprends qu’ il ne s’agit pas d’un simple western laissant de la place à de nombreuses femmes, non,  Godless s’impose comme une ode au féminisme, la femme y a une place forte, notamment deux d’entre-elles, Alice qui gère son ranch, son fils indien et son douloureux passé, et Marie, bisexuelle, qui gère les enfants de son frère, refuse de porter robe et corset leur préférant un pantalon et elle ne se laisse clairement pas marcher sur les pieds, c’est un peu la grande sœur de tout le village, on pourrait également y ajouter une troisième, qui joue le rôle d’institutrice, mais qui a su profiter de sa sexualité libérée pour financer quasiment toute la ville.

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Malheureusement les épisodes passent et ce potentiel d’une série qui se concentre sur un village entièrement géré par des femmes en plein Far West est sous exploiter pour finalement ne servir que de décor à la rivalité qui oppose Roy Goode et Franck Griffin et c’est bien dommage.

Welcome to No Man’s Land

L histoire se passe visiblement après la fin de l’esclavage, puisque l’adjoint du shérif prend des cours de violon dans une famille de buffalo soldiers, c’est-à-dire d’anciens soldats afro-américain ayant combattu pendant la guerre de sécession, et nous devons n’être qu’à quelques décennies de la fin des révoltes indiennes puisque nous avons un héros qui atterrit au milieu d’une famille mixte colon-native

Le format mini série à malheureusement certains défaut notamment celui de nous en montrer trop tout en ne nous en montrant pas assez, ce qui en résulte est simple : la frustration d’apprendre certains passages de l’histoire de chaque personnage mais trop brièvement, je pense par exemple au shérif qui a un passé particulier avec Alice et les indiens mais qui s est fortement affaibli au point d’être injustement considéré comme un lâche par le reste du village alors qu’il est quasi seul à vouloir faire face aux 30 bandits de Griffin, l’histoire de Roy également qui est plusieurs fois appeler « le revenant » sans qu’on sache réellement pourquoi. Il faut dire que faire rentrer autant de personnages dans 7 épisodes d’un peu moins d’une heure n’est pas chose aisé

Malgré tout, Netflix nous éblouit une fois de plus par la qualité de sa production, en réalisant l’exploit de scène incluant régulièrement de très nombreuses personnes sans que cela fasse fouillis, chaque détail à son importance et tout est très bien chorégraphié. Je noterais tout de même que les musiques ne sont pas assez présentes, et surtout pas assez intenses pour un western et ça c’est bien dommage.

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En résumé, Godless est un magnifique western qui vaut le coup d’être regarder, mais dont le potentiel et l’intrigue que l’on nous vend à travers le trailer  sont clairement sous exploiter, me laissant une certaine frustration dans le sens ou toute l action se déroule dans le dernier épisode, mais après tout, ce serait pas ça un western ? Une grande bataille épique suivie d un duel entre deux cow-boy

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